Le retrait des troupes américaines d'Afghanistan s'opère en plein chaos, alors que les talibans affirment désormais contrôler 85% du territoire. Pour le président américain Joe Biden, l'affaire est des plus délicates. Comment honorer une promesse sans laisser un pays à feu et à sang s'enfoncer encore plus dans une spirale infernale de violences? Pendant que des voix critiques s'élèvent à Washington, la tension est à son maximum à Kaboul. Vendredi, Ankara et Washington se sont accordées sur les modalités d'une future prise en charge de l'aéroport de la capitale par les forces turques après le retrait américain. Objectif: sécuriser coûte que coûte ce lieu stratégique pour les diplomates occidentaux et les travailleurs humanitaires.

«Objectifs atteints»

A l’exception de la force de protection de l’ambassade à Kaboul composée de 650 soldats, le retrait militaire américain sera entièrement effectif d'ici au 31 août, a confirmé jeudi Joe Biden. Soit plus rapidement que prévu. La date symbolique du 11 septembre, 20 ans après les attentats perpétrés par Al-Qaïda, était la première annoncée. Plus de 90% des forces américaines ont déjà quitté le pays, alors que l'avancée des talibans avait récemment incité le président à la prudence.