Union européenne

L’épreuve de vérité pour Ursula von der Leyen

La ministre allemande de la Défense, candidate à la tête de la Commission, devra convaincre ce mardi les eurodéputés de lui accorder leur confiance. Plusieurs groupes ont déjà annoncé qu’ils la lui refuseront, déçus par ses premières prestations. Les socialistes hésitent

Trop évasive sur la lutte contre le changement climatique, trop timide sur la question de l’Etat de droit ou tout simplement trop PPE, le Parti populaire européen représentant la droite conservatrice européenne… Ursula von der Leyen, la candidate allemande sortie du chapeau des dirigeants de l’UE pour remplacer le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker, a vécu la semaine dernière des moments plutôt désagréables devant les groupes politiques du Parlement européen, qui l’ont passée tour à tour sur le gril. Et son profil de première femme candidate à la fonction n’y a rien changé.

Du mal à convaincre la gauche et les Verts

Pour passer la rampe, Ursula von der Leyen aura besoin mardi de 374 voix sur les 747 députés aptes à voter, après avoir livré en matinée un ultime appel en sa faveur. Il lui faudrait idéalement faire aussi bien que Jean-Claude Juncker en 2014, élu par 422 voix à 250, mieux que le Portugais José Manuel Barroso en 2010. Et une chose sera à éviter à tout prix: être élue grâce aux voix des conservateurs de droite et d’extrême droite, même si le groupe Identité et Démocratie a assuré qu’il voterait contre elle.