C’est l’invité de dernière minute que personne ne veut voir débarquer dans un sommet officiellement consacré à la politique extérieure: l’Etat de droit et la conditionnalité des fonds européens que certains pays menacent d’utiliser pour bloquer la relance de 750 milliards et le budget européen 2021-2027. Une «patate chaude» qui pourrait bien venir sur le tapis si tel ou tel dirigeant le décide.

L’ambassadeur allemand auprès de l’Union européenne (UE) a en tout cas adressé ce mercredi une sérieuse alerte: à ses yeux, il est tout à fait «probable» que le budget et le plan de relance qui y est adossé, durement acquis en juillet, ne soient pas sur les rails au 1er janvier en raison de ces divergences persistantes sur l’Etat de droit.