Pollution

L’Etat français face à la colère «Lubrizol»

Trois semaines après l’incendie de l’usine Lubrizol et le rejet de plus de 9000 tonnes de produits chimiques dans l’air, les efforts de transparence des autorités butent toujours sur la défiance de la population

Sur les écrans des téléphones, chacun y va de «sa» photo accusatrice. 16h, lundi, sur la place du Vieux-Marché, au cœur de Rouen. Deux volontaires de l’association Respire, tout juste montée avec l’aide de l’ancienne ministre de l’Environnement et avocate Corinne Lepage, nous montrent l’ampleur des dégâts causés par l’incendie, le 26 septembre, de plusieurs entrepôts appartenant à l’usine chimique Lubrizol et à l’entreprise Normandie Logistique, adossées à une darse (bassin) de la Seine. Trois semaines après la catastrophe, accéder au site reste impossible. Barrages policiers et noria de camions-citernes barrent la route. Mais les photos prises illégalement d’un drone circulent, ainsi que des clichés faits par les pompiers…

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