Magasins et musées fermés, grisaille de printemps: l’ambiance est morose dans la capitale autrichienne. Vienne connaît, comme ses deux régions voisines, le Burgenland et la Basse-Autriche, son quatrième confinement depuis le 1er avril dernier. Les Viennois le subiront jusqu’au 2 mai au moins, et à les entendre, la lassitude s’installe.

Il y a un an, Sebastian Kurz vantait la gestion de la première vague et l’Autriche était alors plutôt épargnée. Aujourd’hui pourtant, le jeune chancelier et son gouvernement écolo-conservateur sont sous le feu des critiques, accusés d’une gestion chaotique – le ministre de la Santé Rudolf Anschober vient d’ailleurs de démissionner car «épuisé». Début février, l’Autriche sortait de son 3e confinement, en misant sur une offre massive de tests rapides. Sebastian Kurz envisageait alors une réouverture des terrasses avant Pâques, mais le variant britannique est venu contrarier ce plan.