Quatre pays européens, l’Allemagne, l’Autriche, la Suisse et la France, ont signé mardi une déclaration d’intention visant à promouvoir les relations ferroviaires en Europe. Cette perspective ouvre l’«âge d’or de l’après-covid», selon l’expression du ministre allemand des Transports, Andreas Scheuer, lors d’une conférence de presse internationale en ligne. Or, le même jour, les CFF annoncent l’interruption des liaisons ferroviaires entre la Suisse et l’Italie pour des raisons de politique sanitaire.

Le développement du rail est la réponse que plusieurs pays européens souhaitent apporter au déclin du transport aérien. Celui-ci subit un double coup d’arrêt. D’un côté, la crise sanitaire a cloué les appareils au sol. De l’autre, les préoccupations climatiques promettent à l’aviation des lendemains difficiles. «L’accroissement de l’offre ferroviaire répond aussi à une demande de la jeunesse, qui a moins envie de prendre l’avion. Cette tendance venue du nord s’est étendue à tout le continent», a déclaré, lors de cette même présentation en ligne, Jean-Pierre Farandou, le patron de la SNCF.