Deux jours après la ferme prise de position allemande, l’élan occidental visant à demander des comptes à Moscou s’est déjà dissipé. Refusant de «spéculer» sur d’éventuelles sanctions contre la Russie, le secrétaire général de l’OTAN Jens Stoltenberg s’est limité vendredi à rappeler que l’opposant russe Alexeï Navalny a été exposé à un agent neurotoxique de type Novitchok et que «maintenant la Russie doit répondre à de sérieuses questions». S’exprimant lors d’une conférence de presse juste après une réunion exceptionnelle de l’Alliance consacrée à l’affaire Navalny, il a indiqué que «les alliés de l’OTAN sont d’accord pour dire que le gouvernement russe doit totalement coopérer avec l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques dans le cadre d’une enquête internationale impartiale».

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