Des migrants sont arrivés lundi 24 octobre au point de rassemblement fixé par les autorités pour l’évacuation de la «Jungle» de Calais, campement précaire de milliers de migrants dans le nord de la France, a constaté une journaliste de l’AFP.

Ces femmes et ces hommes se sont présentés vers 06h00 (04h00 GMT) avec valises et baluchons devant le hangar servant de quartier général à l’opération, au cours de laquelle de 6000 à 8000 migrants doivent être acheminés par autocar vers des centres d’accueil répartis sur tout le territoire français.

Une file d’une soixantaine de personnes s’étirait déjà devant le sas encore fermé donnant accès à ce quartier général, sous les lampadaires éclairant la piste cyclable.

En outre, une dizaine de fourgons de CRS et quelques camions transportant du matériel ont quitté les hôtels du front de mer pour prendre la direction du centre des opérations, a constaté un correspondant de l’AFP.

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Cette énorme opération est présentée comme «humanitaire» par le gouvernement. Elle doit permettre d’en finir avec le plus grand bidonville de France, né il y a 18 mois et habité par des migrants venus pour la plupart d’Afghanistan, du Soudan ou d’Erythrée, avec le rêve de traverser la Manche pour gagner la Grande-Bretagne.

Insécurité, exaspération des populations locales, le camp de Calais était devenu un abcès, empoisonnant le débat autour de l’immigration et suscitant des tensions entre Paris et Londres. Fin septembre, le gouvernement socialiste français a annoncé son démantèlement.

Quelque 1250 policiers et gendarmes ont été mobilisés pour assurer le déroulement sans heurt de l’opération.