«L’extrême droite» n’est pas un univers homogène, rappelle Damir Skenderovic, qui propose une typologie de la «droite radicale», famille politique composée de trois courants. Le premier, prépondérant, est celui des partis de droite populiste. On y trouve l’UDC, la Lega ou le FPÖ. Ils ont en commun trois caractéristiques: «Ils mettent toujours le «peuple» en avant. Ils ne manient pas un discours de racisme classique, mais insistent sur les différences culturelles. Ils ne recourent pas aux mêmes moyens que l’extrême droite, qui mène des actions directes.»

L’historien distingue ensuite «la nouvelle droite», mouvement intellectuel apparu dès la fin des années 1960, dont «le discours sur le «différentialisme culturel» a été très influent». Sa figure de proue en France est Alain de Benoist.

Le troisième courant est l’extrême droite, dont le Jobbik hongrois ou le NPD allemand sont emblématiques. Elle accueille de multiples groupuscules caractérisés par leur agressivité: skinheads, négationnistes, néofascistes, ou nationaux révolutionnaires en France.