L’annonce de sa convocation devant la justice lui a fourni le bon prétexte, vendredi dernier, pour démissionner de sa charge de premier ministre, sortant la tête haute de longs mois de crise politique. Ramush Haradinaj entend bien aborder les élections législatives anticipées de l’automne en héros et en victime. Comparaissant mercredi matin à La Haye devant les enquêteurs des Chambres spécialisées pour le Kosovo, il a choisi de ne pas répondre à leurs questions. «J’ai comparu en qualité de suspect, mais je n’ai pas reçu d’explications sur les raisons de ma convocation. On m’a dit qu’il était question de ma participation à l’UÇK. J’ai choisi mon droit au silence, et c’est ainsi que j’ai rempli mes obligations envers le tribunal. Je ne m’attends pas à une nouvelle inculpation», a déclaré Ramush Haradinaj au sortir de sa brève audition.

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