M. Chen a été reconnu coupable de détournement de fonds, blanchiment et d’avoir touché des pots-de-vin, a indiqué la chaîne ETTV.

L’ancien président taïwanais, élu en 2000 puis réélu en 2004, avait quitté la scène politique affaibli par des scandales de corruption à répétition dans son entourage immédiat. Il avait perdu son immunité après avoir quitté ses fonctions en mai 2008 et avait été placé en détention provisoire le 12 novembre.

Son épouse aussi est condamnée à la prison à vie, pour les mêmes charges. Clouée à un fauteuil roulant, elle a déjà été condamnée à un an de prison pour avoir demandé à ses enfants de produire de faux témoignages à la justice. Le couple a été reconnu coupable d’avoir détourné plus de 3 millions de dollars depuis un fond présidentiel et d’avoir ensuite blanchi cet argent en passant par des banques suisses, selon la BBC.

Le président Chen estime être l’objet d’un procès politique de la part des actuels détenteurs du pouvoir à Taipeh, ses anciens adversaires politiques, et nie les faits. Il a toujours affirmé que l’argent détourné avait servi à des missions diplomatiques secrètes et non pas à son usage personnel. Neuf personnes de sa famille citées dans l’affaire ont plaidé coupable.

Si le verdict était attendu, le procés a divisé les Taiwanais. Pour le parti progressiste démocrate DDP, le parti de M. Chen, la procédure n’a pas été équitable et la longueur de la détention de l’ancien président est une atteinte aux droits de l’homme.