Entre Tony Blair et le Proche-Orient, ce n'est pas vraiment une histoire d'amour. Nommé en juin 2007 envoyé spécial du Quartette pour le Proche-Orient, l'ex-premier ministre britannique est passé tout près de la mort lundi. Alors qu'il revenait à bord d'un jet privé du sommet du World Economic Forum de Charm el-Cheikh pour se rendre à Bethléem, il s'en est fallu de peu que son avion soit abattu par des chasseurs de l'armée israélienne. Motif de cette méprise: malgré plusieurs appels de la tour de contrôle israélienne, le pilote du jet n'a pas communiqué l'identité de son appareil. Un problème technique est peut-être à l'origine de cet incident.

Les responsables israéliens de la Défense sont d'ailleurs en alerte quasi maximale pour contenir des menaces terroristes potentielles en provenance du Sinaï depuis que le Hamas a abattu le mur qui sépare Gaza de l'Egypte voilà quatre mois. Equipée d'une technologie ultra-sophistiquée, Tsahal réagit parfois trop promptement. Récemment, une nuée d'oiseaux migrateurs qui volait à proximité de la frontière syrienne a été captée par des radars et a provoqué le décollage de chasseurs israéliens.

Pendant ces minutes de forte tension, Tony Blair n'a pas été informé du fait que son destin tenait à un tir de missile Shafrir et Python. Depuis qu'il est le représentant du Quartette dans la région, le Britannique présente un bilan pour le moins négatif: Gaza est plongée dans le chaos, Annapolis semble un vague souvenir et la paix entre Palestiniens et Israéliens paraît bien lointaine.