Tony Blair, ovationné debout à dix-neuf reprises par les membres du Congrès américain jeudi soir, ce qui est «plus que ce à quoi [il est] habitué» (référence à ses ennuis domestiques), a fait une nouvelle allusion dans son discours à l'absence potentielle d'armes de destruction massive: «Pouvons-nous être sûrs que le terrorisme et les armes de destruction massive ne feront qu'un? […] Si nous avons tort, nous aurons détruit une menace qui, au moins, était responsable de souffrances et de carnage inhumains. C'est quelque chose que l'Histoire pardonnera. Mais si nos critiques ont tort, si nous avons raison comme je le crois de tout mon être, ne pas agir aurait été hésiter devant une menace […], ce que l'histoire n'aurait pas pardonné.»

Dans un propos pavé de louanges pour les valeurs américaines, douce musique pour les néo-conservateurs, Tony Blair a toutefois lancé quatre avertissements à l'Amérique, réaffirmant son credo de constructeur de pont transatlantique: «Ne laissez pas tomber l'Europe, mais travaillez avec elle; écoutez autant que vous dirigez; gagnez les cœurs autant que les batailles; assumez les responsabilités que le destin a placées en vous.»