Al Gore a remporté dimanche un Oscar pour son film Une vérité qui dérange. Le documentaire brosse un portrait alarmiste de la Terre, menacée par les émissions trop massives de gaz à effets de serre. Son œuvre est d'une extraordinaire efficacité. Il interpelle, convainc. Il est temps d'agir. L'ex-vice-président de Bill Clinton et candidat malheureux à la Maison-Blanche en 2000 a ainsi acquis une notoriété planétaire.

Ce succès a éveillé l'intérêt du Tennessee Centre for Policy Research. Ce think tank, qui jure n'avoir aucun lien avec l'industrie pétrolière, a analysé les factures d'électricité de la maison d'Al Gore (20 pièces et 8 salles de bain). Celle-ci consomme 221000 kilowattheures par an, 20 fois plus que la consommation moyenne d'un ménage américain. Selon la conseillère d'Al Gore toutefois, la facture ne dit pas tout: l'énergie utilisée provient du solaire, de l'éolien et du gaz. Avant d'ajouter: «Cette manière de salir Al Gore, c'est la preuve que nous sommes en train de gagner.» A moins que ce soit la peur tant démocrate que républicaine de le voir faire à nouveau acte de candidature à la présidence...