Trois militaires dont les treillis sont en charpie passent de l’eau sur leurs membres dénudés et ensanglantés, en évitant les bandages maculés et les plaies. Ils sont hospitalisés dans l’hôpital n° 7 de Kiev, celui qui est le plus proche des quartiers que l’armée russe bombarde sans relâche. Comme une centaine de leurs camarades, ils ont été sous le feu des canons de l’artillerie lourde russe pendant une heure. «Un carnage», se désole l’un des trois blessés. Après les cessez-le-feu qui ont permis l’évacuation des civils, les tirs à l’artillerie lourde ont repris de plus belle faisant craindre une nuit terrible et, peut-être, les prémices d’une offensive majeure souvent évoquée, mais chaque fois différée.