23 et 24 janvier 2017. Emmanuel Macron est en campagne pour la présidentielle, donné troisième par les sondages derrière Marine Le Pen et François Fillon. L’ancien ministre de l’Economie de François Hollande (après avoir été secrétaire général adjoint de l’Elysée) doit démontrer son appétit pour les dossiers internationaux. Direction Beyrouth, sur la suggestion de son conseiller Aurélien Lechevallier, aujourd’hui ambassadeur de France en Afrique du Sud. Le Liban, alors, a deux avantages: être une terre «acquise» au candidat sur le plan diplomatique, puisque l’ambassadeur français n’y est autre qu’Emmanuel Bonne, actuel conseiller diplomatique du chef de l’Etat; et être une terre chère au public chrétien de droite. «Fillon avait labouré le terrain en épousant la cause des chrétiens d’Orient, juge une ancienne porte-parole du candidat battu de la droite. Macron à Beyrouth chassait, en janvier 2017, sur ses terres électorales.»

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