Le premier ministre, Nouri al-Maliki, a annoncé mardi la prochaine libération de 2500 détenus et promis des mesures de réconciliation nationale, alors que la violence continue d'ensanglanter le pays, toujours privé de ministres de l'Intérieur et de la Défense.

«Nous avons ordonné la libération par groupes de 2500 détenus contre lesquels rien n'a été retenu. Le premier groupe de 500 détenus sera relâché demain (ce mercredi)», a déclaré Al-Maliki à la presse à Bagdad. «Cette mesure est l'une des premières en vue d'une réconciliation nationale. Les autres seront annoncées dans les deux prochains jours», a-t-il ajouté. Le premier ministre a tenu à préciser que les détenus libérés «n'ont pas de sang sur les mains».

Au 30 avril, environ 28700 personnes étaient emprisonnées en Irak, dont 15387 par la Force multinationale, selon le Ministère des droits de l'homme.

Par ailleurs, alors que se poursuit l'enquête de l'armée américaine sur la bavure présumée de Haditha, le Parti islamique irakien, formation sunnite dirigée par le vice-président Tarek al-Hachémi, a accusé l'armée américaine d'être responsable de la mort de nombreux civils en mai. Un responsable du parti a énuméré cinq attaques contre des civils et parlé de 29 morts. L'armée américaine n'a pas commenté ces accusations.

Neuf têtes sans corps ont été trouvées près de Bagdad, quatre jours après une découverte similaire.