C’est un système d'«endiguement» de l’immigration en grande partie caché. Un dispositif inavoué dont les responsables européens eux-mêmes avouent qu’il requiert un «usage excessif de la force» mais que personne n’entend démanteler. Alors que cette semaine marque les cinq ans de l’accord signé entre l’Italie et la Libye pour faire barrage aux migrants en Méditerranée centrale, les ONG montent au créneau: plus de 80 000 personnes ont été interceptées en mer et renvoyées dans l’enfer des prisons libyennes durant cette période.