Observatoire

A l'IHEID, un œil sur les trafics d’armes à feu

Lancé en 1999 et rattaché à l’Institut de hautes études internationales et de développement (IHEID), le Small Arms Survey documente la circulation des armes de petit calibre, parmi les plus meurtrières du monde

A l'occasion de la remise, ce 2 décembre, du prix annuel de la Fondation pour Genève à Philippe Burrin, «Le Temps» consacre une série d'articles au travail mené au sein de l'Institut des hautes études internationales et du développement.

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Le savoir peut sauver des vies. C’est l’ambition de l’observatoire sur les armes légères (Small Arms Survey – SAS) lancé en 1999 par l’Institut de hautes études internationales et de développement (IHEID), à Genève. A l’époque, la prolifération des armes légères, comme les kalachnikovs, sinistres emblèmes de nombreux conflits, commençait à faire débat à l’ONU.

«Mais personne n’avait d’informations fiables sur les stocks et les transferts de ces armes», se souvient Keith Krause, professeur à l’IHEID et spécialiste du contrôle des armements. L’observatoire est lancé comme un projet de recherche de l’institut et reçoit le soutien de la Suisse.