«Je prenais une pause au café, quand soudain les murs ont tremblé. Nous, Japonais, sommes habitués à cela mais, cette fois-ci, c’était différent. Personne ne savait que faire, les gens restaient interloqués au milieu de la rue. J’ai senti l’immeuble tanguer. Des livres et des bris de vaisselle jonchaient le sol. Les lignes de trains et de métros étaient paralysées. Les employés se sont approvisionnés en sandwichs et s’apprêtaient à dormir sur place. Comme je n’habite pas trop loin, à 50 km, j’ai décidé de rentrer à pied. Les bars étaient bondés. Je me suis arrêtée pour m’acheter des tennis, je ne pouvais pas parcourir le chemin sur mes talons. Plusieurs magasins de vélo se sont retrouvés en rupture de stock. Des halls ont été aménagés en ville pour ceux qui ne pouvaient rentrer. Après trois heures trente de marche, je suis enfin arrivée chez moi. Heureusement, ma maison tenait debout et mes chats se portaient bien.»