Dimanche matin, Kaboul s’est réveillée en plein chaos. «Ils arrivent.» Au téléphone, la voix de R. trahit la panique. «Je ne sais pas si je dois partir ou pas», s’inquiète la jeune femme. «Ils», ce sont les talibans, qui, en quelques heures, ont complètement encerclé la capitale afghane. Peu après, N., un autre résident, affirme que les combattants islamistes contrôlent les quartiers de Dasht-e-Barchi et PD5, dans la banlieue ouest. D’autres racontent qu’ils sont déjà du côté de l’aéroport.