Le premier ministre irakien a laissé entendre dimanche que l'Irak pourrait jouer un rôle accru dans la lutte contre l'État islamique avec le retrait des troupes américaines de Syrie. 

«Cette affaire a beaucoup de complications», a déclaré Adel Abdel Mahdi à la presse, évoquant la récente annonce surprise faite par le président américain Donald Trump de retrait des forces spéciales américaines de la Syrie voisine. «Si un développement négatif se produit en Syrie, il nous affectera. Nous avons une frontière de 600 km avec la Syrie et Daech est là.»

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Il a ajouté qu'une délégation irakienne s'était rendue à Damas pour «prendre l'initiative, et pas seulement faire face aux conséquences» des agissements futurs d'un État islamique enhardi par le retrait des États-Unis. Selon les sites d'informations irakiens, la visite a eu lieu samedi.

Poursuite des attaques de type guérilla

Des groupes paramilitaires chiites irakiens, soutenus par l'Iran, opèrent déjà à l'intérieur du territoire syrien contre les militants sunnites de l'État islamique. Selon des estimations données précédemment par le premier ministre, environ 2000 combattants de l'État islamique se battaient près de la frontière syrienne et tenteraient de passer en Irak.

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Daech a été vaincu militairement en Irak en 2017, mais a continué de lancer des attaques de type guérilla contre les forces de sécurité dans le nord du pays.