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L'Iran commencera à enrichir l'uranium à plus de 3,67% «dans quelques heures»

Le pays annonce qu'il s'apprête à enrichir le matériau au-delà des limites de l'accord de 2015. Il évoque même d'autres retraits par rapport au texte

Donald Trump a appelé à la «prudence» l'Iran, qui a confirmé dimanche qu'il commençait à enrichir de l'uranium à un niveau prohibé par l'accord international de 2015 sur son programme nucléaire. «L'Iran devrait être prudent, parce que vous enrichissez (l'uranium) pour une raison, et je ne vais pas vous dire quelle est cette raison. Mais ce n'est pas bon», a dit le président américain devant la presse à Morristown, dans l'Etat du New Jersey (nord-est). Le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, avait promis plus tôt dans la journée à l'Iran «plus d'isolement et de sanctions».

L'Iran a confirmé dimanche qu'il s'affranchissait d'un nouvel engagement pris vis-à-vis de la communauté internationale et qu'il allait commencer dans la journée à enrichir de l'uranium à un niveau prohibé par l'accord sur son programme nucléaire conclu en 2015.

«Sur ordre reçu du président [Hassan Rohani], la deuxième phase [du plan de réduction des engagements de l'Iran] a commencé aujourd'hui», a déclaré à la presse Behrouz Kamalvandi, porte-parole de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA).

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Un dépassement de l'accord

«Dans quelques heures», le temps de régler quelques détails techniques, l'Iran reprendra «l'enrichissement [de l'uranium] au-dessus de 3,67%», a ajouté Behrouz Kamalvandi, sans donner de chiffre précis quand au nouveau taux retenu par Téhéran pour ses activités d'enrichissement.

La décision d'enrichir l'uranium 235 à un niveau de pureté supérieur à 3,67%, la limite imposée par l'accord sur le nucléaire iranien conclu à Vienne en juillet 2015, avait été annoncée mercredi par le président Rohani.

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Riposte au retrait américain

C'est un des éléments de la riposte iranienne à la décision annoncée en mai 2018 par le président américain Donald Trump de sortir unilatéralement les Etats-Unis de ce pacte et de rétablir les sanctions américaines contre l'Iran qui avaient été levées en vertu de l'accord.

L'Iran avait également menacé à partir de dimanche de reprendre son projet initial de construction d'un réacteur nucléaire à Arak (centre) mis en sommeil en vertu de l'accord de Vienne.

Parlant à la même conférence de presse que Behrouz Kamalvandi, le vice-ministre des Affaires étrangères iranien, Abbas Araghchi a néanmoins indiqué qu'aucune décision n'avait encore été prise à ce sujet.


Menace d'autres refus d'ici à 60 jours

Téhéran a menacé dimanche de s'affranchir d'autres obligations en matière nucléaire dans «60 jours» à moins qu'une «solution» soit trouvée avec ses partenaires au sein de l'accord sur le nucléaire iranien pour répondre à ses demandes.

«Nous espérons que nous pourrons trouver une solution, sinon, dans 60 jours, nous entamerons la troisième étape» du plan de réduction des engagements pris par l'Iran en vertu de cet accord conclu à Vienne en 2015, a déclaré à la presse Abbas Araghchi, vice-ministre des Affaires étrangères.

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