Le lancement du processus d’enrichissement d’uranium à 20% avait été annoncé dimanche par les dirigeants iraniens et notifié lundi à l’AIEA. Cette décision a été prise, selon Téhéran, en raison du blocage des discussions avec le groupe des Six (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne, Allemagne) sur la fourniture à l’Iran du combustible enrichi à 20% dont il dit avoir besoin pour un réacteur de recherche médicale.

L’annonce de l’Iran a suscité un tollé dans la communauté internationale, notamment parmi les grandes puissances qui soupçonnent Téhéran de chercher à se doter de l’arme nucléaire sous couvert de son programme civil en dépit de ses dénégations répétées.

Les dirigeants iraniens ont toutefois déclaré à plusieurs reprises depuis dimanche que «la porte demeure ouverte» pour un échange d’uranium avec les grandes puissances, appelées à «passer de la confrontation à la coopération» avec l’Iran.

«Nous sommes toujours prêts à un échange si nos demandes sont prises en compte», a réaffirmé mardi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Ramin Mehmanparast. «La porte n’est pas fermée, si (les grandes puissances) sont prêtes, cela peut se faire n’importe quand», a-t-il dit.

«Si d’autres pays ou l’AIEA peuvent répondre à nos besoins, nous pourrions changer notre approche», a-t-il ajouté. La décision de Téhéran de lancer la production d’uranium hautement enrichi a déclenché un concert de condamnations et de menaces internationales, tandis que le chef de l’AIEA Yukiya Amano s’est dit «inquiet».