«Je te demande pardon pour n’avoir pas résisté à leur pression et ne pas avoir organisé tes funérailles comme tu l’aurais souhaité. Tu es une martyre, mais pas de la manière dont ils te décrivent. La cause qui était la tienne contredit entièrement celle de ces tyrans.» Le mot de Javad Soleimani est adressé à sa femme Elnaz Nabiei, décédée dans le crash du vol PS752 d’Ukraine International Airlines à Téhéran le 8 janvier. L’homme a déversé sa douleur sur Instagram peu après l’enterrement de son épouse, organisé par des officiers des Gardiens de la révolution dans sa ville natale de Zanjan. Entre-temps, le message a disparu du réseau social. Mais Javad Soleimani n’est pas le seul à vivre cette expérience.

Lire aussi: Rage et démissions en Iran