Le président Mahmoud Ahmadinejad a confirmé lundi que l'Iran ne suspendrait pas son enrichissement d'uranium, comme le Conseil de sécurité de l'ONU lui a demandé de le faire d'ici à vendredi. Les Occidentaux «ne devraient pas penser qu'ils peuvent entériner une décision erronée avec l'aide du Conseil de sécurité», a dit le président lors d'une conférence de presse. Visiblement détendu, il s'est permis de ridiculiser aussi bien le Conseil que l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).

Le président Ahmadinejad, tout en conservant un ton amical et une attitude joviale, n'en a pas moins averti que son pays pourrait abandonner le Traité de non-prolifération nucléaire (TNP) si les pressions à son encontre se faisaient trop fortes. «Notre politique est de travailler dans le cadre du TNP et avec l'AIEA, mais si nous voyons qu'ils veulent nous priver de nos droits ou ne veulent pas accepter nos droits, nous reconsidérerons cette adhésion», a-t-il dit. Il a aussi balayé d'un revers de main la perspective de sanctions contre son pays, quatrième producteur mondial de pétrole, en jugeant «improbable» une «décision aussi inconsidérée» du Conseil de sécurité.