L’essentiel

La pandémie de Covid-19 a fait plus de 96 000 morts dans le monde, selon les chiffres compilés par l’université Johns-Hopkins. La manière de compter les décès varie cependant de pays en pays.

En Autriche, un institut de sondage a mené une enquête auprès de 1544 personnes pour réaliser une étude du taux de contamination fondée sur un échantillon représentatif. Résultat: le pays compterait 28 500 habitants infectés, soit deux fois plus que le nombre de cas dépistés.

Les ministres européens des Finances sont parvenus à un accord de réponse économique commune face au coronavirus incluant 500 milliards d’euros disponibles immédiatement ainsi qu’un fonds de relance. Ils n’ont pas tranché la question brûlante de la mutualisation de la dette, les «coronabonds» destinés à soutenir l’économie à plus long terme.

La pandémie de Covid-19 pourrait engendrer au niveau mondial «les pires conséquences économiques depuis la Grande Dépression» de 1929, a prévenu la patronne du Fonds monétaire international (FMI), Kristalina Georgieva.

L’Amérique latine et les Caraïbes ont dépassé les 50 000 cas déclarés, dont plus de 2000 morts. Le Brésil est le plus touché avec 17 847 cas et 941 morts pour 210 millions d’habitants.

L’Europe reste le continent ayant recensé le plus de cas (826 382) et de décès (66 642). Le gouvernement italien a décidé de prolonger les mesures de confinement qui expirent le 13 avril jusqu’au 3 mai, selon les médias italiens.

L’OMS craint une «résurgence mortelle» de la pandémie en cas de déconfinement hâtif et édicte six conditions pour opérer la sortie des restrictions.

Retrouvez les nouvelles de jeudi.


■ «La chasse aux œufs est reportée»

Dans un spot de prévention, l’Office fédéral de la santé publique incite la population à rester chez soi durant le week-end de Pâques: «ne craquez pas, restez à la maison, restez solidaire».


■ L’OMS craint une résurgence mortelle en cas de déconfinement hâtif

Une levée prématurée des mesures de confinement prises pour endiguer la propagation du coronavirus pourrait entraîner une «résurgence mortelle» de la pandémie, prévient ce vendredi le directeur de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

«Je sais que certains pays préparent déjà la transition pour sortir des restrictions de confinement. Comme tout le monde, l’OMS aimerait voir les restrictions levées. Mais lever les restrictions trop rapidement pourrait entraîner une résurgence mortelle» de la pandémie, a déclaré Tedros Adhanom Ghebreyesus. «Le reflux [de la pandémie] pourrait être aussi mortel que sa propagation s’il n’est pas géré convenablement», a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse virtuelle à Genève. L’OMS consulte les pays concernés pour élaborer des stratégies de déconfinement progressif et sûr.

Six conditions doivent être remplies:

  1. contrôler la transmission du virus;
  2. assurer l’offre de santé publique et de soins;
  3. minimiser le risque dans des environnements exposés comme les établissements de santé de longue durée:
  4. mettre en place des mesures de prévention au travail, dans les écoles et d’autres lieux fréquentés;
  5. contrôler le risque de cas importés;
  6. responsabiliser les populations.

«Chaque individu a un rôle à jouer pour vaincre la pandémie», a insisté Tedros Adhanom Ghebreyesus.


■ Fribourg assouplit le confinement

Le canton émet une nouvelle directive: tandis que l’interdiction des groupes de plus de cinq personnes reste d’actualité dans le domaine public, Fribourg indique que «dans la sphère privée (domicile), ce principe de limitation à des groupements de 5 personnes peut être adapté à certaines conditions.»

Les conditions sont les suivantes:

  • Le cercle est restreint et la réunion se tient entre membres d’une même communauté (famille/proches);
  • L’espace disponible permet le respect des normes d'hygiène et de distance sociale;
  • Le rassemblement ne revêt pas un caractère de manifestation (ni thème particulier, ni organisation particulière).

La directive, datée de ce vendredi 10 avril, remplace celle du 18 mars.


■ En Autriche, deux fois plus de cas que les chiffres officiels, selon une étude

L’Autriche compterait deux fois plus d’habitants infectés par le coronavirus que ne le laissent penser les tests de dépistage effectués jusqu’à présent, selon une étude rendue publique vendredi à Vienne. Le taux de contamination de la population autrichienne se situe autour de 0,32%, c’est-à-dire qu’environ 28 500 des 8,9 millions d’Autrichiens seraient infectés, selon les conclusions de cette étude menée par un des principaux instituts de sondage du pays, Sora.

Cet organisme a repris la méthode traditionnelle de sondage et est arrivé à cette conclusion après avoir interrogé un échantillon représentatif de 1544 personnes. «On se doutait que le nombre réel de personnes infectées dépasserait les chiffres officiels», qui eux font état de 13 400 cas d’infection au nouveau coronavirus, dont 319 morts, a expliqué à l’AFP Christoph Hofinger, le responsable de l’institut. En tenant compte des marges d’erreur, entre 10 200 et 67 400 personnes pourraient être entrées en contact avec le virus, selon cette étude.

Sora présente son étude comme la première à calculer le taux de contamination au sein d’un pays de l’Union européenne, et donc à mieux cerner la propagation de la pandémie. Toutes les personnes présentant des symptômes ne sont pas testées, les autorités leur recommandant dans certains cas de rester en quarantaine stricte, c’est-à-dire de ne pas sortir du tout.


■ Pas de bouchon au Gothard pour le week-end de Pâques

Le trafic en direction du sud est fortement réduit et une fois n’est pas coutume, il n’y avait pas de bouchon au Gothard en ce vendredi de Pâques. Une partie des voyageurs en direction du Tessin ont même été convaincus par la police de rebrousser chemin. «Visiblement, les gens respectent l’appel des autorités à ne pas se rendre en voiture au Tessin, qui est particulièrement touché par la pandémie», a déclaré une porte-parole de Viasuisse à Keystone-ATS. La veille déjà, il n’y avait pas d’embouteillages au Gothard. Selon Viasuisse, aucune route n’a été fermée. Les cols sont encore soumis à la fermeture hivernale.

La police cantonale d’Uri a mis en place un poste de contrôle près de Göschenen (UR) sur l’autoroute A2. Elle y informe les voyageurs sur la situation du coronavirus au Tessin à Pâques et tente de les dissuader de poursuivre leur voyage. Les conducteurs de deux voitures ont ainsi été convaincus de faire demi-tour avant vendredi midi, selon la police.

Dans le canton des Grisons, la police contrôlait la circulation sur l’A13 via le San Bernardino. Environ dix pour cent des conducteurs ont accepté de faire demi-tour, a précisé Roger Padrun, le chef adjoint de la police de la route, vendredi à midi à la télévision alémanique SRF. Depuis mercredi, la police cantonale d’Uri a arrêté environ 300 véhicules par jour. La plupart des chauffeurs ont compris l’appel à ne pas se rendre au Tessin, mais ont donné des raisons importantes pour continuer leur route.


■ En Afrique subsaharienne, la pandémie complique l’aide humanitaire

Selon l’ONU, 76 millions de personnes ont besoin de l’aide des organisations humanitaires pour vivre en Afrique subsaharienne. Or le Covid-19 complique encore le travail des ONG qui soutiennent des populations déjà très vulnérables. Au Cameroun, dont le système de santé est défaillant, c’est une campagne de vaccination contre la polio qui est «suspendue». Au Tchad, celle contre la rougeole qui est «reportée». Au Niger et au Mali en proie aux attaques de groupes jihadistes, des vols de l’ONU transportant des humanitaires sont désormais interdits. En Centrafrique, dont une large partie du territoire est livrée aux groupes armés, le chlore, nécessaire pour fournir de l’eau potable aux déplacés, vient à manquer.

«Certains programmes sont ralentis ou temporairement suspendus, mais la plupart des opérations humanitaires se poursuivent», déclare à l’AFP Julie Belanger, cheffe du bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA) pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale. Comment? «En se concentrant sur les activités essentielles à la survie de ces populations, mais aussi en adaptant notre façon de travailler, pour protéger au mieux nos équipes et nos bénéficiaires», ajoute-t-elle.

Ainsi, au Niger, pour les distributions d’aide alimentaire, fini les regroupements de centaines de personnes, et l’enregistrement par empreintes digitales. «On distribue désormais par petits groupes, avec respect des mesures de distanciation et équipement complet de nos équipes», explique Jean-Noel Gentile, un des responsables du Programme alimentaire mondial (PAM). «Pour diminuer la fréquence des distributions, on donne en une fois l’équivalent de deux ou trois mois de rations».

L’une des craintes des gouvernements africains comme des ONG, dont une partie des travailleurs voyage jusque dans les zones les plus reculées, c’est que les humanitaires ne propagent le virus. Dans l’est de la RDC, par exemple, le premier cas enregistré à Goma est un Nigérian travaillant pour une ONG. Pour éviter cela, il faut des masques, des gants, des blouses. «En France, c’est déjà difficile, alors imaginez au fin fond de la Centrafrique», renchérit Isabelle Robin, directrice des opérations pour l’Afrique centrale d’Action contre la faim (ACF).

La fermeture des frontières et les restrictions de déplacement à l’intérieur des pays sont un obstacle supplémentaire au travail des humanitaires. Partout, les ONG tentent de négocier avec les autorités des «corridors humanitaires» et des exemptions pour leur personnel. Et toutes ces nouvelles contraintes ont un coût: «Le plus gros problème c’est le financement» au moment où «les bailleurs regardent ailleurs», souligne un responsable de l’Unicef en RDC.

L’ONU a lancé «un plan de réponse humanitaire mondial» à hauteur de 2 milliards de dollars, en grande partie destinés à l’Afrique. Encore peu touché par rapport au reste du monde, le continent comptait officiellement vendredi matin quelque 12 000 cas, dont plus de 600 morts, et voit la pandémie progresser. Mais sur place, tous craignent que ce financement soit insuffisant, et qu’on leur demande de piocher dans les fonds récoltés pour répondre aux immenses besoins existant avant l’épidémie.


■ L’UE convoque un sommet pour la reprise économique

Le président du Conseil européen, Charles Michel, convoque un sommet européen par visioconférence pour le 23 avril, consacré à la relance économique de l’Union européenne, touchée de plein fouet par la pandémie. «Il est temps de jeter les bases d’une reprise économique musclée», affirme-t-il dans un communiqué, au lendemain d’un accord des ministres européens sur une réponse commune à la crise, qu’il a qualifié de «percée significative».

Le plan de plus de 500 milliards d’euros qui a fait l’objet d’un accord jeudi «doit relancer nos économies tout en favorisant la convergence économique au sein de l’UE», a souhaité Charles Michel. Le budget à long terme de l’Union (2021-2027), toujours en négociation, «sera appelé à jouer un rôle important» dans cette perspective.

«Avec la présidente de la Commission, je travaille à une feuille de route et un plan d’action pour assurer le bien-être de tous les Européens et le retour d’une Union à la croissance forte, durable et inclusive basée sur une stratégie verte et digitale», promet-il.


■ En Italie, les contrôles policiers sont renforcés

Les contrôles policiers seront renforcés pendant les fêtes de Pâques pour lutter contre l’épidémie de Covid-19 en empêchant les Italiens de se déplacer sans raison impérieuse, a annoncé la ministre de l’Intérieur Luciana Lamorgese. «A Pâques aussi nous devons tous rester à la maison pour notre bien et celui de nos proches et pour permettre à l’Italie de repartir le plus rapidement possible», a-t-elle déclaré au quotidien Corriere della Sera ce vendredi.

«C’est pour cette raison que les contrôles policiers sur les déplacements seront renforcés, pour éviter que les gens aillent dans leur résidence secondaire ou dans des localités touristiques. Ceux qui ne pourront pas justifier leur déplacement seront sanctionnés», a ajouté la ministre.

La pandémie de Covid-19 a fait déjà plus de 18 000 morts en Italie où les gens sont confinés depuis un mois. Seules sont autorisées les sorties indispensables liées au travail ou à la santé. En dépit de l’interdiction pour les Italiens de quitter leur commune de résidence, les autorités craignent que les trois jours du week-end de Pâques, associés à un beau temps printanier prévu sur la péninsule, poussent les gens sur la route au risque de provoquer de nouveaux foyers d’épidémie.

Depuis le 11 mars, date du début du confinement des Italiens, les forces de l’ordre ont contrôlé près de six millions de personnes et en ont verbalisé plus de 220 000, a précisé la ministre.


■ La Belgique passe la barre des 3000 morts

Le nombre des décès causés par la pandémie du Covid-19 a triplé en huit jours en Belgique avec 3019 morts enregistrés, indique le bilan communiqué ce vendredi par les autorités sanitaires. Le nombre des décès a triplé en huit jours en raison notamment de la comptabilisation avec retard des décès dans les maisons de retraite du pays qui compte 10 millions d’habitants.

La plupart des décès – 57% – sont enregistrés dans les hôpitaux et 40% dans les maisons de repos. Le nombre de malades porteurs du virus est passé de 24’903 à 26’667 diagnostics positifs en 24 heures après des tests en laboratoire, soit 1684 nouveaux cas.

Les autorités ont renouvelé leur appel à respecter les consignes de confinement pendant les fêtes de Pâques. Le gouvernement dirigé par Sophie Wilmes doit décider mercredi prochain si le confinement doit être prolongé, voire durci.


■ Une maladie préexistante chez la plupart des Suisses hospitalisés

Sur toutes les personnes hospitalisées pour le Covid-19 en Suisse, 61% étaient des hommes et 39% des femmes. Et parmi les 2443 personnes hospitalisées pour lesquelles des données complètes sont disponibles, 13% n’avaient aucune maladie préexistante et 87% en avaient au moins une, indique ce vendredi l’Office fédéral de la santé publique (OFSP).

Les trois plus fréquemment mentionnées étaient l’hypertension (chez 52% des personnes hospitalisées), les maladies cardiovasculaires (31%) et le diabète (23%). Les trois symptômes les plus courants étaient la fièvre (67%), la toux (65%) et les problèmes respiratoires (40%). De plus, 44% avaient une pneumonie.

La Suisse compte ce vendredi 805 personnes décédées du Covid-19, selon les chiffres quotidiens de l’OFSP. Si l’on cumule les données cantonales, mises à jour par sept des 26 cantons ce midi, la barre des mille morts pourrait bientôt être franchie avec 958 décès signalés. La Suisse connaît toujours l’une des incidences par habitant les plus élevées en Europe. Actuellement, 24 308 cas ont été testés positifs, soit 734 de plus que jeudi.

Depuis le premier cas de Covid-19 confirmé en laboratoire survenu le 24 février dernier, le nombre de cas n’a cessé d’augmenter. A ce jour, environ 184’750 tests ont été effectués, dont 15% étaient positifs: plusieurs tests positifs ou négatifs sont possibles chez la même personne.


■ Boris Johnson «doit se reposer»

Le dirigeant conservateur de 55 ans est sorti jeudi soir des soins intensifs où il se trouvait depuis lundi. Il a été transféré vers un autre service de l’hôpital londonien de St Thomas et placé «sous surveillance étroite pendant la phase initiale de sa guérison», selon son porte-parole.

«Il doit se reposer. Tel que je le comprends, il a été transféré des soins intensifs vers une unité de récupération, mais je ne pense pas qu’on puisse dire qu’il est tiré d’affaire», a indiqué son père, un ancien fonctionnaire européen, sur les ondes de la BBC.

Diagnostiqué positif au Covid-19 fin mars, Boris Johnson est à ce jour le seul chef de gouvernement d’une grande puissance à avoir été contaminé par le virus, qui a fait près de 8000 morts au Royaume-Uni, un des pays européens les plus durement touchés. C’est le chef de la diplomatie, Dominic Raab, qui assure l’intérim en son absence.


■ En France, la surveillance stricte se poursuit

La surveillance du confinement restera stricte lors du week-end pascal, au terme duquel Emmanuel Macron détaillera les suites à réserver à ce dispositif qui contraint les Français à rester chez eux. Entamé le 17 mars et déjà prolongé une fois, le confinement se poursuivra après mardi prochain, a d’ores et déjà prévenu l’Elysée.

A la veille du week-end de Pâques et en ce début de vacances pour certains, les autorités craignent un relâchement alors que le bilan dépasse désormais les 12 000 morts dans le pays, même si le nombre d’admissions en réanimations freine fortement. En France comme à travers le monde, les chrétiens doivent rester confinés, privés de messes et de réunions pour ce temps fort de leur vie spirituelle et familiale.

Après Paris et cinq autres départements franciliens, c’est en Alsace, région très touchée par le virus, que toute activité sportive individuelle sera interdite en journée à partir du week-end. Une mesure similaire a également été prise à Saint-Etienne.


■ «Les pires conséquences économiques depuis les années 30»

Le coronavirus provoque «les pires conséquences économiques depuis la Grande Dépression» de 1929, selon le FMI. C’est le sombre pronostic posé par sa directrice générale Kristalina Georgieva. «La croissance mondiale va devenir fortement négative en 2020», a-t-elle déclaré, sans avancer de chiffres.

«Il y a tout juste trois mois, nous nous attendions à une croissance du revenu par habitant pour 160 de nos pays membres en 2020. Aujourd’hui, […] nous projetons que plus de 170 pays vont expérimenter une contraction du revenu par habitant», a-t-elle précisé lors de son discours prononcé en amont des réunions de printemps qui se tiendront en mode virtuel, par vidéoconférence, la semaine prochaine.

Le Fonds anticipe au mieux une «reprise partielle» en 2021 à condition que la pandémie s’estompe au second semestre de cette année. Au contraire, 2021 pourrait s’avérer «pire» que 2020 si la pandémie devait durer.

Sans surprise, ce sont les travailleurs les plus précaires qui souffrent le plus. Aux Etats-Unis, ce sont 10 millions de personnes qui ont pointé au chômage pour les deux dernières semaines de mars. Les pays à faibles revenus ou émergents en Afrique, en Amérique Latine et en Asie «sont à haut risque», a en outre poursuivi Kristalina Georgieva.


■ Premier cas de coronavirus au Yémen en guerre

Le Yémen, pays meurtri par la guerre, a annoncé vendredi un premier cas de contamination au nouveau coronavirus, dans la province de Hadramout (sud) contrôlée par le gouvernement. Des organisations humanitaires craignent des répercussions potentiellement catastrophiques si l’épidémie se propage dans ce pays pauvre ravagé par cinq ans de guerre entre les rebelles Houthis soutenus par l’Iran et les troupes gouvernementales appuyées par une coalition militaire dirigée par l’Arabie saoudite.

«Le premier cas confirmé de nouveau coronavirus a été recensé dans la province de Hadramout», a indiqué sur Twitter la commission gouvernementale d’urgence nationale sur la pandémie Covid-19. La personne contaminée reçoit des soins médicaux et son état est stable, a précisé ce comité, dirigé par le président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi.