Le monde sera-t-il mieux à même de riposter à une future pandémie? Le Covid-19, qui continue de sévir, a coûté la vie à des millions de personnes, causé des dégâts à l’économie mondiale qui se chiffrent en milliards de francs. Eviter une répétition de ce scénario sanitaire et économique cauchemardesque est l’objectif de l’Organe intergouvernemental de négociation (INB) de l’Organisation mondiale de la santé, qui était réuni de lundi à mercredi à Genève. Six pays y siègent: les Pays-Bas, l’Afrique du Sud, le Brésil, le Japon, la Thaïlande et l’Egypte. L’INB est en train d’élaborer la version zéro d’un projet de traité ou d’accord international censé fournir les instruments nécessaires à une riposte plus à la hauteur des énormes enjeux posés par une pandémie. S’il existe déjà un Règlement sanitaire international (RSI) obligatoire pour les 194 Etats membres de l’OMS, celui-ci est aujourd’hui lacunaire. L’organe intergouvernemental est censé fournir un texte pour le début des négociations à la fin de février. Ce n’est qu’à l’Assemblée mondiale de la santé 2024 que l’instrument juridique contraignant devrait être formellement adopté.