En début de semaine, le 29 juin, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a mis à jour sa chronologie de l’épidémie de Covid-19 relayée sur son site internet. Le changement est substantiel en ce qui concerne sa première date, le 31 décembre 2019. On apprend que c’est le «bureau pays» de l’OMS à Pékin qui a, le premier, «notifié» le «point focal régional» du Règlement sanitaire international (RSI) de cas de «pneumonie virale» après avoir «récolté» l’information sur le site de la Commission de la santé de la municipalité de Wuhan dans une «déclaration pour les médias». A la même date, le service de renseignement sur les épidémies de l’OMS récolte une autre information de presse transmise par le système de veille épidémique ProMed sur le même cluster de cas de «pneumonie de cause inconnue» à Wuhan.

La Chine n’a pas notifié

Dans cette communication, chaque mot est important car la Chine est soupçonnée par plusieurs Etats d’avoir tenté d’étouffer l’émergence de ce virus en violation de ses engagements internationaux. Dans l’avant-dernière version de la chronologie de l’OMS, qui remontait à fin avril, il était indiqué que c’était la Commission sanitaire de Wuhan qui avait fait un rapport sur «un cluster de cas de pneumonie». Dans des versions précédentes, il était indiqué que l’OMS «était devenue consciente» à cette date de cas nouveaux de pneumonie en Chine. Le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, avait pour sa part à plusieurs reprises loué publiquement la transparence et la bonne coopération des autorités chinoises pour informer le monde sur ce qui sera par la suite décrit comme le SARS-CoV-2.