C’est une lueur d’espoir dans la nuit d’une pandémie qui n’en finit pas et d’un multilatéralisme en crise. L’adoption par consensus mercredi matin à l’Assemblée mondiale de la santé réunie en session spéciale à Genève d’une résolution pour mieux préparer le monde à affronter une future pandémie est plutôt une bonne surprise. Malgré des conceptions très différentes de la coopération internationale et de la souveraineté nationale, malgré des tensions géopolitiques nouvelles en raison de l’émergence d’un monde plus multipolaire que jamais, les 194 Etats membres de l’OMS ont vu l’intérêt d’agir de concert pour éviter un nouveau désastre sanitaire à l’avenir.