Début décembre, face aux négociations sur le Brexit qui patinaient, Catherine McGuinness, qui préside la corporation de la City, résumait son amertume d’une phrase: «La politique a primé sur le pragmatisme.» Quatre ans et demi après le vote en faveur de la sortie de l’Union européenne, elle ne pouvait que constater, impuissante, la déroute du secteur financier qu’elle représente. Année après année, chacune de ses demandes a été ignorée par les gouvernements successifs de Theresa May et de Boris Johnson. L’accord de jeudi ne concerne que la pêche et le commerce des marchandises. La City n’apparaît absolument pas.

Lire aussi: Bruxelles et Londres se quittent définitivement sur un accord historique