royaume-uni

A Londres, la Chambre des communes refuse massivement l’accord sur le Brexit

A Westminster, les élus viennent de balayer le texte défendu par la première ministre Theresa May. Le refus est encore plus pesant que pronostiqué. L’incertitude s’accroît à propos des relations entre la Grande-Bretagne et l’UE

Les dernières déclarations de certaines responsables de partis, notamment les Nord-Irlandais, nécessaires pour composer une majorité, n’ont guère laissé d’illusion sur l’issue du vote de ce mardi soir au palais de Westminster. La Chambre des communes vient de refuser le projet d’accord négocié par le gouvernement britannique et l’Union européenne concernant la sortie de la Grande-Bretagne de l’UE. Le projet a été rejeté par 432 voix, 202 s’étant prononcé en sa faveur.

A ce sujet: Défaite historique de Theresa May sur le Brexit

Vaines exhortations

Ce texte devait formaliser les modalités du divorce et la suite, après le vote en faveur du Brexit de juin 2016. Désormais, l’hypothèse d’une sortie sans accord à l’échéance du délai, le 29 mars, devient prioritaire. A moins que Theresa May ne parvienne à obtenir un délai.

Encore lundi soir, la première ministre Theresa May exhortait les élus à accepter le texte. Un rejet du texte et une sortie de l’UE sans accord le 29 mars signifieraient «aucune période de transition, aucune garantie pour les citoyens britanniques à l’étranger, et aucune certitude pour les entreprises et les travailleurs», a-t-elle martelé devant le parlement. «Et si cette Chambre bloquait le Brexit, cela serait une atteinte à notre démocratie», a-t-elle estimé.

Motion de censure de l’opposition

Le chef de l’opposition travailliste, Jeremy Corbyn, a présenté dans la foulée une motion de censure contre le gouvernement conservateur de Theresa May. «J’ai introduit une motion de censure contre ce gouvernement», a-t-il déclaré, qualifiant de «défaite catastrophique pour le gouvernement» le résultat du vote sur l’accord concernant le Brexit.


A propos du Brexit

Publicité