La Corée du Nord a dérobé, entre 2019 et novembre 2020, 316,4 millions de dollars (260,9 millions d'euros) de cryptomonnaies via des attaques informatiques, selon un rapport confidentiel de l'ONU, rédigé par un groupe d'experts chargé de contrôler l'application des sanctions prises contre Pyongyang. 

Des institutions financières et des bourses ont été piratées afin de financer le développement des programmes nucléaire et balistique nord-coréens, selon ce rapport que l'Agence France Presse (AFP) a pu consulter. Une large majorité des recettes provenait de deux détournements commis à la fin 2020.

L'article du 6 novembre 2018: Pyongyang se finance en volant des cryptomonnaies

La Corée du Nord a déployé des milliers de pirates informatiques aguerris qui visent des entreprises et des institutions en Corée du Sud et ailleurs dans le monde. Leur objectif est également de trouver des sources de revenus face aux multiples sanctions auxquelles le pays est soumis en raison de ses programmes d'armement.

Des capacités en matière de piratage prouvées

Les négociations entre Pyongyang et Washington sont au point mort depuis l'échec du sommet de Hanoï en 2019. Une des raisons de cette impasse a été l'absence de consensus sur les concessions que le Nord devrait faire en échange d'une levée des sanctions internationales pesant sur elle.

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Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a depuis montré, notamment lors de parades militaires en octobre et janvier, de nouveaux modèles de missiles et fait part de sa volonté de renforcer l'arsenal nucléaire du pays.

Les capacités en matière de piratage de Pyongyang avaient été mises en lumière en 2014, lorsque le Nord avait été accusé d'avoir attaqué Sony Pictures Entertainment pour se venger du film The Interview, une satire tournant en dérision Kim Jong-un.

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