Ce sont eux, désormais, qui dicteront le sort d’une partie des êtres humains. Qui sera considéré, ou non, comme un suspect? Qui touchera telle aide sociale, bénéficiera de telle prestation publique, pourra postuler à tel emploi ou, peut-être, sera autorisé à monter ou non dans tel ou tel véhicule? Le Haut-Commissariat aux droits de l’homme, à Genève, a publié mercredi un rapport sur les systèmes d’intelligence artificielle (IA), et les risques de les voir heurter les droits de l’homme de manière de plus en plus flagrante. «Ce problème n’est pas celui de demain. C’est celui d’aujourd’hui», affirment les responsables de l’ONU.