«Nous rejetons une commission internationale. Nous sommes en discussion avec l’administration Obama de manière à ce que notre enquête ait lieu», a dit le diplomate sur la chaîne de télévision Fow News.

Ban Ki-moon, secrétaire général des Nations unies, a proposé une enquête internationale sur l’opération israélienne, intervenue le 31 mai dans les eaux internationales. Cette commission serait présidée par l’ancien Premier ministre néo-zélandais Geoffrey Palmer et comprendrait des représentants d’Israël, des Etats-Unis et de la Turquie, sous le pavillon duquel naviguait le navire où l’abordage par les commandos israéliens a fait neuf morts lundi dernier.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a discuté de ce projet samedi avec Ban Ki-moon et en débattait dimanche avec les principaux ministres de son cabinet, a précisé ce responsable, qui a requis l’anonymat.

«Extrémistes violents»

A l’ouverture du Conseil des ministres hebdomadaire, le chef du gouvernement a déclaré qu’un groupe «d’extrémistes violents» était monté séparément à bord d’un des bateaux de la flottille, avec l’intention d’en découdre. «Selon les informations dont nous disposons aujourd’hui, ce groupe est monté à bord séparément, à partir d’une ville différente; il s’est organisé séparément, s’était équipé séparément (...) sans passer la même inspection que les autres», a-t-il dit.

Certains dirigeants israéliens ont avancé ces derniers jours l’idée d’une enquête israélienne, à laquelle participeraient des observateurs étrangers. Selon le responsable israélien, l’Etat hébreul exigerait de la commission d’enquête qu’elle détermine si la Turquie a effectivement parrainé l’opération flottille.

Pour Israël, la présence des Etats-Unis au sein de cette équipe d’enquêteurs en garantirait l’impartialité. Le gouvernement israélien avait boycotté l’an dernier une commission d’enquête de l’ONU sur l’offensive de Tsahal à Gaza en l’accusant de manquer d’objectivité.

Lever le blocus de Gaza

Selon John Holmes, secrétaire général adjoint de l’ONU chargé des affaires humanitaires, l’opération israélienne contre la flottille humanitaire doit être exploitée pour presser l’Etat hébreu de lever le blocus de Gaza. «Nous voulons vraiment savoir ce qui s’est passé ou utiliser ce qui s’est passé et qui est tragique comme une occasion pour essayer de (...) convaincre Israël de changer de politique», a déclaré John Holmes dans un entretien à Sydney.

«C’est la conséquence que nous voudrions voir de tout cela», a-t-il dit en qualifiant le blocus israélien en vigueur depuis 2007 «d’inacceptable», de «contre-productif» et de «très dommageable pour la population de Gaza».

«Ce n’est pas une politique judicieuse» et «appropriée», a poursuivi le responsable onusien en soulignant le «large» consensus «maintenant hors d’Israël» selon lequel l’approche de l’Etat hébreu «n’aide pas à combattre l’extrémisme».