«Chère Aline, félicite-moi! Loukachenko vient de me condamner une huitième fois pour extrémisme.» Un pied de nez – un de plus – face aux épreuves qui jalonnent l’existence d’Olga Karach. «Un matin, tu te lèves et tu sens que tu manques d’air. Ce jour-là, tu passes à l’action», disait-elle trois jours plus tôt lors de notre rencontre dans la vieille ville de Vilnius, la capitale de la Lituanie. Depuis ce fameux matin, plus rien ne l’arrête. Ni les condamnations à mort. Ni la traque du KGB. Ni la maladie de Bechterew qui la paralyse progressivement et la rend aveugle par moments.