En près de trois ans, le premier ministre Giuseppe Conte, aujourd’hui démissionnaire, s’est rendu indispensable à la politique italienne. Sans idéologie déclarée et libre de la tutelle d’un parti, il a ainsi pu se faire, depuis 2018, le médiateur de coalitions de droite comme de gauche. Toujours soutenu par le Mouvement 5 étoiles, il a d’abord gouverné avec la Ligue de Matteo Salvini, à l’extrême droite, puis avec le Parti démocrate, à gauche. L’ancien président du Conseil Matteo Renzi a mis fin à son deuxième gouvernement en ouvrant une crise mi-janvier, lorsqu’il a décidé de retirer du gouvernement deux ministres de son parti, Italia Viva. Or il n’est pas exclu que, une fois tous les partis entendus mercredi et jeudi, le président de la République, Sergio Mattarella, choisisse une nouvelle fois l’avocat pour former un nouveau gouvernement, comme l’explique Lorenzo Castellani, professeur de sciences politiques à l’Université Luiss de Rome.