L’avocat suisse, âgé de 57 ans, a rêvé de ce moment durant les six mois de sa captivité au Mali, a-t-il raconté d’une voix étouffée par l’émotion lors d’une conférence de presse à l’aéroport. Sa femme, qui l’avait rejoint à Paris, a déclaré que les mois passés depuis sa libération le 22 avril avaient été tout aussi terribles que ceux vécus aux mains des rebelles d’Al-Qaïda dans le nord du Mali.

Werner Greiner est arrivé mardi à 11h28 à Zurich en provenance de Paris, également accompagné de la conseillère fédérale Micheline Calmy-Rey à bord d’un avion d’Air France. Il avait quitté dans la nuit Bamako pour la capitale française, après avoir été reçu par le président malien Amadou Toumani Touré.

La cheffe du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE), qui se trouvait à Paris pour une rencontre du Conseil de l’Europe, a répété à Zurich que la Suisse n’avait payé aucune rançon. Dans la presse notamment africiane, les rumeurs vont toujours bon train sur le versement d’une somme de 5 millions d’euros qui aurait permis d’accélérer la libération de M. Greiner.

Le Suisse avait été enlevé le 22 janvier entre la frontière du Mali et du Niger sur commande d’Al-Qaïda au Maghreb islamique avec trois autres touristes européens. Sa femme et une Allemande ont été libérées le 22 avril. Un otage britannique a été décapité le 31 mai.