Tout de suite après le vote des Suisses contre les minarets, l’ancien conseiller fédéral Christoph Blocher annonçait sur les ondes de Radio 1 que le prochain combat pourrait viser la burqa. Viendraient ensuite les mariages forcés, l’excision et les discriminations contre les femmes. Hier pourtant, son parti, l’UDC suisse, n’est pas tombé dans le piège de l’instrumentalisation grossière d’une victoire qu’il n’a pas activement recherchée. L’UDC ne formule aucune demande précise visant l’islam. Elle profite plutôt de la situation pour pousser son avantage sur le thème, plus général, des étrangers. L’UDC demande la tenue d’une session extraordinaire consacrée aux étrangers. Le parti national-conservateur voit dans le vote antiminarets un encouragement à serrer la vis contre les étrangers criminels et à corriger les négligences qui se multiplient dans la politique d’asile. Il réitère sa conviction qu’il y a trop d’étrangers en Suisse. Le message est clair: si le Conseil fédéral ne prend pas de mesures correctives, l’UDC mettra tout son poids pour que le parlement agisse dans un sens restrictif. En dernier recours, le peuple sera sollicité, si nécessaire. Refrain connu.