C’est peut-être au Japon, en marge du sommet du G20 d’Osaka, que va se décider ce samedi le sort de l’Union européenne. Une chose est sûre: les dirigeants européens (France, Allemagne, Italie, Royaume-Uni et président de la Commission et du Conseil) présents pour cette rencontre centrée sur le bras de fer commercial entre les Etats-Unis et la Chine vont devoir s’entendre, en coulisses, sur de possibles noms pour les quatre postes clés des institutions communautaires à pourvoir: à la tête de la Commission, du Conseil (représentant les Etats membres), du Parlement européen et de la diplomatie communautaire. Ces choix dessineront aussi les contours du futur candidat au cinquième poste à pourvoir en octobre: celui de gouverneur de la Banque centrale européenne (BCE) basée à Francfort.

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Pour l’heure, et c’est bien le problème à 48 heures d’un nouveau sommet extraordinaire à Bruxelles, aucun nom ne fait l’unanimité. Le sommet européen des Vingt-Huit qui s’ouvrira dimanche soir pourrait donc se prolonger toute la nuit. Les noms qui sortiront du chapeau permettront ensuite aux eurodéputés d’élire, mercredi 3 juillet à Strasbourg, leur nouveau président du Parlement européen. Tout le monde considère ces nominations comme un «paquet» dont les critères sont connus: parité stricte homme-femme, respect de la diversité géographique et surtout des résultats des élections du 26 mai, qui ont vu le camp conservateur arriver en tête, suivi par les socialistes et les libéraux centristes (le nouveau groupe charnière dont Emmanuel Macron est l’architecte).

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Le plus petit dénominateur commun pourrait être le négociateur sortant du Brexit, Michel Barnier, Savoyard bien connu des Suisses, qui fut aussi commissaire européen aux services financiers. Peu de noms nouveaux sont apparus depuis le sommet du 21 juin dernier sauf celui de la ministre allemande de la Défense, Ursula von der Leyen.