Bruxelles veut poursuivre plus durement en Europe tous les auteurs d’infractions liées aux abus sexuels contre les enfants, à la pédopornographie, ainsi qu’à la traite des êtres humains, selon deux propositions détaillées mercredi.

En Europe, entre 10% et 20% d’enfants sont la cible d’agressions sexuelles, selon des estimations «fiables» citées par la Commission, qui précise que seul un cas d’abus sur sur quatre est dénoncé.

Dans une proposition «cadre» du commissaire européen chargé de la Justice Jacques Barrot (qui modernise un texte de 2004), la peine infligée à un pédophile devrait être d’au moins six ans dans les législations nationales de l’UE, contre au moins un an actuellement.

Si ce pédophile est un membre de la famille ou un enseignant, la peine minimum doit passer à 10 ans, et si l’abus a mis en danger la vie de l’enfant elle monterait jusqu’à 12 ans de réclusion, juge le commissaire.

La proposition introduit des sanctions pénales pour les nouvelles formes d’abus telles que la sollicitation d’enfants à des fins sexuelles sur internet, la consultation de matériel pédopornographique sans téléchargement de fichiers ou le fait de faire adopter à des enfants des poses à caractère sexuel devant des webcams.

En 2008, plus de 1.000 sites internet marchands et quelque 500 sites non marchands présentant des contenus à caractère pédopornographique ont été recensés, dont 71% aux États Unis.

Les «touristes sexuels» qui se rendent à l’étranger pour abuser d’enfants s’exposeront également à des poursuites à leur retour.