Écologie

L'UE veut réduire d'un tiers sa consommation d'énergie d'ici 2030

Selon un accord trouvé mardi soir, l'Union Européenne s'est fixé comme objectif une efficacité énergétique de 32,5% par rapport au niveau de 1990

L'UE s'est fixée comme objectif de réduire d'environ un tiers sa consommation d'énergie d'ici 2030, nouvelle étape dans l'adaptation de sa législation aux ambitions affichées dans le cadre de l'accord de Paris, selon un accord trouvé mardi soir. Le texte devra encore être approuvé par les Etats membres et les eurodéputés.

La nouvelle législation prévoit un objectif d'efficacité énergétique de 32,5% d'ici 2030, avec une clause de révision en 2023, par rapport au niveau de 1990. C'est plus que ce que proposait l'exécutif européen (30%) mais en deçà de la cible du Parlement (35%).

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Agir sur la consommation individuelle

Pour parvenir à ses fins, l'UE a notamment déjà réformé sa législation sur la construction des bâtiments et sur les énergies renouvelables. Elle travaille aussi à améliorer l'efficacité énergétique des appareils électro-ménagers et chauffe-eau.

La nouvelle législation renforce également les règles sur la façon dont les consommateurs sont informés de leur consommation individuelle d'énergie, notamment pour les systèmes collectifs de chauffage, climatisation ou eau chaude.

Miguel Arias Canete, commissaire à l’Action pour le Climat, se félicite de l’accord trouvé: «L’Europe est de loin le principal importateur d’énergie fossile dans le monde. Aujourd’hui nous mettons fin à cela. Cet accord est une impulsion majeure en faveur de l’indépendance énergétique de l’Europe», déclare-t-il dans un communiqué.

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«Cette avancée demeure insuffisante»

Autre son de cloche du côté des ONG’s, qui estiment l’accord insuffisant pour participer à remplir les objectifs affichés à Paris. «Cet objectif peu élevé, non contraignant, restera dans les livres d’histoire comme une opportunité manquée», tonne Imke Lübbeke, chef de l’unité de politique énergétique à l’UE pour le WWF.

«Malgré le soutien de pays en pointe comme la France ou la Suède en faveur d’un objectif d’efficacité plus élevé de 35%, le résultat final est tout juste une porte ouverte pour une plus grande ambition en 2023», a regretté Roland Joebstl, du Bureau européen de l’environnement.

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