Décidément, la pilule ne passe pas. La dernière grande initiative diplomatique d’Angela Merkel, en tant que chancelière, provoque un profond malaise en Ukraine, qui marquera durablement les équilibres géopolitiques dans la région de la mer Noire. Le gouvernement ukrainien et la classe politique dans sa quasi-globalité réagit très mal à l’annonce de l’achèvement du gazoduc Nord Stream 2, déplorant que la position de l’Ukraine n’a pas été entendue et que la sécurité de cette dernière a été sacrifiée sur l’autel des relations avec la Russie.

Dans les bâtiments de la rue Bankova, la présidence ukrainienne, pas une déclaration ne suinte, signe de l’électrochoc NS2. «J’attends avec impatience une rencontre productive avec le président américain, à la Maison-Blanche le 30 août, tweete nerveusement Volodymyr Zelensky, nous aurons une discussion franche et sérieuse sur les menaces que fait peser NS2 sur l’Ukraine.» En réalité, les dirigeants ukrainiens sont humiliés: selon le site d’observation Politico, la Maison-Blanche a fermement demandé au pouvoir à Kiev de la boucler et de pas commenter publiquement Nord Stream 2.