Entre les conflits d’intérêts du Tchèque Andrej Babis qui reçoit des paiements agricoles de l’UE via son groupe Agrofert, ou la corruption persistante en Bulgarie, qui a valu récemment à certains Bulgares d’être sanctionnés par Washington, le nouveau parquet européen, dirigé par l’ex-magistrate anti-corruption roumaine Laura Kovesi, n’aura visiblement pas de mal à trouver des dossiers.

Un «réel progrès» pour l'UE

Evoqué pour la première fois au début des années 2000 et mis sur la table en 2013, il a vu le jour le 1er juin avec 22 pays membres participants en vertu d’une coopération volontaire. Il pourra enquêter sur les détournements du budget européen comme des fonds de la relance et sur la fraude à la TVA impliquant au moins deux pays et un préjudice de 10 millions d’euros. De tels délits coûteraient environ 500 millions d’euros par an au budget européen et jusqu’à 50 milliards pour la TVA. Vingt-deux procureurs nationaux «européens» et des procureurs nationaux délégués seconderont la Roumaine. Les citoyens pourront aussi signaler des fraudes.