Charles Michel n'aura pas débuté son second mandat par un échec. Le sommet européen de vendredi à Bruxelles a certes traîné en longueur, confirmant l'ampleur des différences entre Etats membres à propos du gaz russe, mais il a bien accouché d'un résultat. «Nous sommes unis» a pu lancer d'emblée le président du Conseil européen, prorogé jeudi dans ses fonctions jusqu'à la fin 2024. Le compromis final permet aux 27 de garder une marge de manoeuvre dans la mise en oeuvre des alternatives énergétiques et du plafonnement des prix de l'énergie, dont l'Allemagne ne voulait pas entendre parler. Il sera bien possible pour certains pays de fixer un plafond, mais à condition que cela soit temporaire. Un arrangement similaire à celui en vigueur au sein de l'espace Schengen, qui permet aux pays-membres de remettre leurs frontières (comme ils l'avaient fait durant la pandémie) puis d'en informer Bruxelles.