En quête de fonds désespérément. Matthias Schmale et Gwyn Lewis, respectivement directeur et directrice des opérations de l’UNRWA, l’agence d’aide aux réfugiés palestiniens, à Gaza et en Cisjordanie, sont venus lundi à Genève pour tirer la sonnette d’alarme. L’UNRWA a un besoin urgent de 40 millions de dollars d’ici au mois de juin. Elle subit encore de plein fouet les coupes budgétaires opérées par les Etats-Unis qui ont cessé leur contribution de 300 millions de dollars. «Il va nous manquer, pour ce qui est de notre budget régulier (1,2 milliard), 200 millions pour la fin de l’année», déplore Matthias Schmale. En 2018, l’apport supplémentaire des pays du Golfe a permis de limiter la casse.

Aide suisse

Hormis Genève, l’UNRWA cherche aussi d’autres pistes pour maintenir ses activés en faveur de 5,5 millions de réfugiés palestiniens vivant dans des camps, notamment au Liban, en Jordanie, en Syrie et dans les Territoires palestiniens occupés. «Nous travaillons à renforcer nos relations avec d’autres donateurs comme la Chine et la Russie», explique Matthias Schmale qui annonce qu’à l’avenir son organisation allait aussi renforcer ses efforts pour obtenir des dons d’individus et d’entreprises. Quant à la Suisse, qui avait un instant laissé entendre, à travers son ministre des Affaires étrangères, Ignazio Cassis, qu’elle pourrait revoir sa politique envers l’UNRWA, elle reste l’un des principaux contributeurs, poursuit Gwyn Lewis. «L’an dernier, au plus fort de la crise, la Suisse a été un partenaire clé. Nous espérons que cela continuera ainsi.»