Deux ans après son accession au pouvoir, et près d’un an après avoir conclu un accord «historique» avec la Grèce sur le nom de son pays, l’homme fort de la Macédoine du Nord, le premier ministre social-démocrate Zoran Zaev, a gagné son pari, en faisant élire son candidat, Stevo Pendarovski, à la présidence de la République. Mais le suspense a duré jusqu’au dernier moment.

Soutenu par tous les partis de la coalition au pouvoir – l’Alliance sociale-démocrate de Macédoine (SDSM) et les Albanais de l’Union démocratique pour l’intégration (BDI) –, Stevo Pendarovski avait réalisé une contre-performance au premier tour, le 21 avril, en n’obtenant que 42% des voix, talonné par la candidate de la droite nationaliste, Gordana Siljanovska-Davkova. Surtout, on redoutait que la participation n’atteigne pas le seuil requis de 40% des inscrits, ce qui aurait entraîné l’invalidation du scrutin.