Il a de nouveau riposté. Fidèle à cette tactique qui lui vaut, à chaque fois, de raviver les braises de la colère, Emmanuel Macron a dénoncé devant les journalistes, jeudi, à son retour d’Israël, les «discours politiques extraordinairement coupables» de certains de ses opposants. Une charge dirigée largement contre la gauche radicale de Jean-Luc Mélenchon. «Aujourd’hui s’est installée dans notre société, et de manière séditieuse, l’idée que nous ne serions plus dans une démocratie, qu’une forme de dictature se serait installée», a-t-il lâché. Le leader de La France insoumise a aussitôt dénoncé cette nouvelle attaque.

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Plus controversée encore, en cette période de convulsions sociales, les mots du chef de l’Etat sur ceux qui dénoncent sa façon de gouverner: «Mais allez en dictature! Une dictature, c’est un régime où une personne ou un clan décident des lois. Une dictature, c’est un régime où on ne change pas les dirigeants, jamais. Si la France, c’est cela, essayez la dictature et vous verrez! La dictature, elle justifie la haine. La dictature, elle justifie la violence pour en sortir. Mais il y a en démocratie un principe fondamental: le respect de l’autre, l’interdiction de la violence, la haine à combattre.» Difficile de croire, après cette salve, que les invectives politiques vont retomber.