Bruxelles, Paris, Berlin… Nids d’espions ou passoires à interceptions téléphoniques? La question n’est pas nouvelle. Mais elle est crûment reposée, à deux semaines de la venue en Europe du président américain Joseph Biden, par les révélations ce week-end d’une enquête de la télévision publique danoise Danmarks Radio (DR) sur des interceptions téléphoniques de la NSA via des cables de télécommunications sous-marins danois avant 2015. Elle a surtout entrainé une vive réaction d'Emmanuel Macron et d'Angela Merkel, réunis lundi à Berlin pour un conseil des ministres franco-allemand: «Si l'information est juste (...) ce n'est pas acceptable entre alliés et encore moins entre alliés et partenaires européens (..) Nous avons demandé à ce que nos partenaires danois et américains apportent toutes les informations sur ces révélations et sur ces faits passés et nous sommes en attente de ces réponses» a déclaré le président Français, aux cotés de la Chancelière allemande. Laquelle a salué la prise de distance de l'actuel gouvernement danois avec ces pratiques: «C'est une bonne base non seulement pour clarifier les faits mais aussi pour établir des relations de confiance».