Depuis que, vendredi soir, la capitale espagnole a été confinée dans son intégralité, une sorte de chape de plomb s’est abattue sur ses 3,2 millions d’habitants. Tout comme sur le 1,8 million de gens issus de neuf municipalités périphériques, elles aussi soumises à des restrictions quant aux mouvements de population: dans l’essentiel de la région, il est interdit de quitter sa ville, sauf pour des raisons médicales, ou bien pour des motifs liés aux études ou au travail; en outre les bars ferment désormais à 22 heures, ce qui constitue une forte restriction dans une ville réputée pour sa vie nocturne. Comme le note Jesús Maraña, directeur du journal Infolibre, «nous sommes dans l’épicentre du pire pays d’Europe».

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